2021/03/24 - ARCHIVE / PORTRAIT & TEXTE

Je peux dire de Fanny qu’elle fut ma muse.

La première fois que je l’ai vue, aux alentours de la Mosquée de Paris, je crois bien qu'elle n’avait pas 16 ans. Je n’ai pu m’empêcher de l’aborder pour lui demander si elle voulait poser pour moi. C’était à la fin des années 90.

Je n’ai cessé, les deux décennies suivantes, de la photographier, comme pour chercher dans ses grands yeux d'ailleurs une réponse, une solution. À quoi? Je n’en savais strictement rien.

Jusqu’à ce qu'un de mes jours anxieux, elle me transmette un numéro de portable qui allait bouleverser ma vie.

J’ai soudain compris la singularité de sa beauté, l’origine de son magnétisme. Fanny est habitée. Plus encore que son visage d’ange blasé, ou son corps attrayant de jeune femme, c’est sa conscience, son acuité hors normes qui m’avaient attiré. Elle a contribué à m'ouvrir des champs immenses d’intelligence perceptive menant à une compréhension de la complexité du monde.

Fanny est un genre de chamane, de mambo des Carpates. Une sorcière positive. Je suis ravi de la compter parmi mes plus fidèles amies.

Paris, 1999

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